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 Fausse gentillesse

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Grimpow
Bras Droit Noir
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MessageSujet: Fausse gentillesse   Sam 14 Mai - 20:17


|| Aucune stratégie n'est infaillible. Tout dépend du stratège. Car c'est lui qui dicte les règles, lui qui mène la danse, lui qui tente d'obtenir ce qu'il désire. S'il n'est pas sûr de lui, les chances pour que son entreprise tombe à l'eau sont élevées. Mais s'il est confiant et qu'il maîtrise son sujet, il n'y avait aucune raison pour que cela échoue. J'en étais l'exemple même. Mon plan bien ficelé m'avait permis d'arriver jusqu'à la ville de Kami, la résidence secondaire des habitants de la région de Shiro. Plus encore, j'avais réussi à berner le souverain de cette contrée lui-même. Une réelle prouesse quand on sait à quel point il pouvait être méfiant et prudent. C'était peut-être sa jeunesse qui l'avait dupé, et même si cette inexpérience m'avait mâché le travail quant à la confiance du Roi que j'avais enfin acquise, il me restait tout de même du pain sur la planche. Je devais maintenant trouver une faille, une brèche dans la « muraille Shiro », récolter un tas d'informations pour pouvoir renforcer la domination de Kuro. Malgré ma totale indifférence quant à ce conflit entre les deux nations, j'étais tout de même emballé par ma propre mission. Car je savais exactement comment m'y prendre, et je n'attendais plus que ça : torturer des habitants. Entendre les cris de douleurs, les supplices de détresse, voir le sang couler de leur corps constamment pris de pulsions... Quelle délectation. C'était bien l'une de mes seules consolations depuis que j'étais enfermé dans ce monde.

Voilà plusieurs semaines que j'avais rejoint la cité de Kami, sous les recommandations du roi en personne. J'y serai plus dans le calme m'avait-il dit. Il est vrai qu'en y arrivant, je n'avais pas trouvé qu'il y avait foule. J'avais toujours sur moi les papiers attestant de mon identité d'espion pour le compte du Roi, et d'après les informations du réel espion, je n'avais pas à m'inquiéter. Personne ne pouvait me démasquer. Grimpow, le Bras droit noir, l'homme dont on ne voit jamais le visage mais dont on sent uniquement la flèche mortelle dans sa poitrine. Voilà qui j'étais pour Shiro. Alors je pouvais aisément devenir ce petit informateur qui revenait du front pour se reposer.
Lorsque la ville fut dans mon viseur, c'est stupéfait que j'observais les nombreuses cascades qui l'entouraient. Je n'étais ni impressionné, ni dégoûté, ni éberlué. Seulement surpris par une telle vision. C'était très différent de Kuro, et j'étais assez dépaysé. Mieux valait pour moi que je m'y habitue.
Le premier avantage que je donnais à cette cité était sa taille. Peu vaste, il était assez simple de s'y repérer. De plus, la promiscuité avec les cascades permettait un petit courant d'air frais assez agréable. Il faisait si chaud dans l'autre contrée que j'en avais oublié ces petites vagues de fraîcheur qui ne m'étaient pas désagréables. Le fait de ne pas venir d'ici me permettait de ne pas être dégoûté comme un Kuro aurait pu l'être. J'avais donc pu analyser la structure de Kami, et les différentes parties composant la ville. L'endroit idéal pour épier des conversations intéressantes et pour dormir était le Marché des Bois. J'y avais trouvé une auberge pleine de vie dans laquelle j'avais demandé une chambre en montrant mes papiers. Comme je m'y attendais, on m'en confia une gratuitement. Bien plus sympathiques qu'à Akuma, les gens semblaient reconnaître le travail fait par chacun des habitants. En revanche, j'étais un peu décontenancé par tant de gens dans l'auberge : ils chantaient, dansaient, buvaient et criaient comme des bœufs. Habitué à un silence de mort brisé par les cris de mes victimes, j'étais presque gêné d'entendre autant de bruit. De nature calme et étant un garçon très introverti, j'avais beaucoup du prendre sur moi pendant des centaines d'années pour devenir la personne que j'étais aujourd'hui. Mais lorsque le naturel revient au galop, on ne peut le contrôler. Alors, je restais cloîtré dans ma chambre des heures entières, méditant et me reposant. Et puis... Il fallait réfléchir à mes futurs agissements. Ainsi, ma première journée dans la ville de Kami fut dédiée à l'élaboration de ma vie ici. J'avais pensé troquer ma tenue d'archer rouge contre des vêtements coutumiers pour les locaux, mais je m'étais rendu compte qu'il n'y avait pas de style particulier et que ma tenue, qui en plus m'étais très précieuse, ne déteignait pas parmi la foule. Alors je décidais de la garder, continuant de cacher mon visage à longueur de temps.

Ce matin-là, j'avais enfin décidé d'agir. Les premières semaines m'avaient permis de renforcer ma confiance en moi, et m'avaient montré les coutumes locales. Je pouvais maintenant réagir en toute circonstance à la façon d'un vrai Shiro. J'étais fier de ma capacité d'adaptation, qui m'avait bien souvent sauvé la vie. Déambulant dans les rues du Marché des bois, je tendais l'oreille. Je m'étais rendu compte qu'il y avait peu de nobles, et que la majorité des paroles échangées étaient des banalités ainsi que des ragots peu croustillants quant à mon objectif. Mais je savais que je pourrais obtenir la perle rare en cherchant réellement. C'est un chevalier qui attira mon attention. Ou plutôt, un homme portant une armure argentée et dorée qui discutait avec une jeune femme vêtue d'une robe violette unie qui semblait être en soie. J'avais l'impression de revivre mon enfance, à l'époque médiévale. Je les suivais depuis un moment déjà, écoutant ce qu'ils se disaient. La discussion tournait autour de la ville principale de Shiro, et j'étais très intéressé, car il me faudrait très certainement m'y rendre pour par exemple aller assassiner ce Roi si naïf. Alors qu'ils marchaient depuis un moment déjà, ils pénétrèrent dans une petite échoppe qui semblait être une bijouterie. Je retirais mon arc que je portais en bandoulière dans mon dos ainsi que mon carquois rempli de flèches et les déposaient tout deux sur le sol, contre la port ouverte de l'échoppe. Il était préférable de ne pas rentrer avec des armes pour éviter d'attirer l'attention dans un lieu aussi exiguë, et cela faisait bien meilleure impression. Faisant mine d'observer quelques bibelots dorés, je continuais d'écouter la conversation entre le couple. La vendeuse, une vieille dame qui semblait en fin de vie, s'approcha de moi, me lâchant un sourire avec une bouche qui manquait cruellement de dents, me demandant avec quelques crachats si je n'avais pas besoin de son aide. Je hochais la tête de gauche à droit pour lui répondre par la négative, avant de me reporter sur le couple. Mais celui-ci quittait déjà la boutique, n'ayant pas trouvé son bonheur. Je les suivis donc, laissant la vieille dame ranger les bijoux qui avaient étaient déplacés. ||

_________________
"- Alors, vous pensez que personne ne peut éviter le destin ?
- Ce que je crois, c'est que chaque fois que nous prenons une décision, qu'elle soit bonne ou mauvaise, nous forgeons notre propre destinée. Certaines de ces décisions nous rapprocherons de nos objectifs, d'autres nous en éloigneront. Mais ce qui est vrai dans tous les cas, c'est que nous ne pouvons échapper à leurs conséquences."




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Kurhoa Kyuusei
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MessageSujet: Re: Fausse gentillesse   Lun 16 Mai - 0:32

Fausse gentillesse feat. Grimpow




Après plusieurs semaines d'entraînements notre jeune protagoniste était enfin libre. Il lui semblait ne pas avoir vu l'extérieur depuis bien longtemps maintenant, d'ailleurs elle avait presque l'impression de ne plus reconnaître son pays mais à ce niveau-là elle pensait plutôt qu'elle se faisait des idées. De son côté Kurhoa avait certainement elle aussi changé, elle avait grandit mentalement avec les apprentissages du vieux Malekh et du roi et même si tout cela n'avait pas été de tout repos elle avait adoré ces moments passées avec, mis à par la début qui avait été un peu compliqué mais pour autant elle ne regrettait rien. Physiquement aussi elle avait quelques peu changé, elle portait toujours ses nombreux bandages dont deux sur chacun de ses bras, l'un recouvrait simplement son avant-bras droit tandis que l'autre recouvrait son bras de l'épaule à la main à droite. Elle avait un tee-shirt court qui laissait entrevoir son nombril ainsi qu'un pantacourt lui arrivant à peine en dessous des genoux, ses mollets étaient eux aussi recouverts de bandages. Sa coupe de cheveux quand à elle n'avait toujours pas changé, en bataille et mal coiffée comme à son habitude.

Notre jeune protagoniste avait choisi cette douce matinée pour déambuler dans le marché des Bois à Kami. On y trouvait tout et n'importe quoi et bien que la demoiselle ne recherche pas d'objet en particulier, elle était susceptible d'être intéressée par un bon nombre de choses. Son regard chocolat glissait sur les vitrines qui l'entouraient avec une expression émerveillée digne d'une enfant. Sérieusement, combien de temps cela faisait-il qu'elle n'était pas sortie ? Une éternité à en juger par cette réaction. Les regards des passants se déposaient quand à eux sur sa tenue négligée qui était inappropriée pour un lieu si fréquenté, de plus les armes qu'elle portait ne laissaient pas de marbre non plus. Elle portait un long katana ainsi qu'un plus petit et tout deux se trouvaient être accrochés à ses hanches. Certes, on vivait dans un monde où la magie était omniprésente mais on ne se battait pas à tout les coins de rue pour autant alors il était compréhensible que l'accoutrement de la demoiselle en choque plus d'un.

Après avoir longuement observé d'innombrables boutiques, Kurhoa avait jeté son dévolu sur une petite boutique de bijoux. Elle se stoppa net à l'entrée de cette dernière à la vue d'un arc avec son carquois et ses flèches, venant à se questionner sur sa présence ici. Il n'y avait pas de nom sur ce dernier ce qui... n'était pas étonnant du tout. Il n'y avait pas grand monde voir personne qui écrivait son nom sur ses armes après tout. Haussant les épaules comme pour évacuer toutes les pensées qui encombraient son esprit, elle prit l'arc d'une main et le carquois de l'autre avant de pénétrer dans la petite boutique. Cette dernière semblait bien vite mais après l'avoir rapidement observé elle remarqua la présence d'une vieille femme au comptoir, elle s'en approcha alors avec toutes ses armes. Elle semblait encore plus vieille de près et cela en devenait effrayant mais Kurhoa tenta de faire abstraction de tout cela pour se présenter à cette bonne femme avec son habituelle expression froide :

- Bonjour madame, j'ai trouvé devant la vitrine de votre boutique cet arc ainsi que son carquois et je venais donc vous demander si l'un de vos clients ne les avait pas égarés.. Apparemment il n'y a plus personne.


La vieille femme la regarda d'un air mauvais en affichant une grimace qui faisait ressortir toutes ses épouvantables dents, elle ne semblait pas vraiment apprécier la présence d'armes dans son magasin ce qui pouvait se comprendre. De plus elle possédait une boutique de bijoux et qui disait bijoux disait métaux précieux la plupart du temps alors voir une femme armée pénétrer dans sa boutique était forcément un peu inquiétant ce qu'elle n'hésita pas à faire remarquer à notre protagoniste.

- Je ne sais pas ce que vous faites ici ainsi armée inconnue et je tiens à vous informer qu'aucun de mes clients venu ce jour ne portait d'arc. Maintenant je vous prierai de cesser vos diffamations et de déguerpir avant que je ne hurle. Se présenter ainsi et armer dans ma boutique n'est pas quelques chose que je vous recommande de faire.


Kurhoa déglutit avant de prendre silencieusement la direction de la sortie du magasin sans même tenter de répondre à la vieille. Elle n'avait même pas remarqué que cette dernière avait raison après tout. Une fois en dehors du magasin elle semblait désespérée bien que ne le montrant pas une seule seconde. Comment allait-elle retrouver à qui appartenait cet arc ? Elle resta un instant face à la vitrine, pensive avant d'amorcer une marche lente afin de se balader un peu plus dans l'allée du marché. Peut-être tomberait elle tout simplement par hasard sur le possesseur de l'arme.




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Grimpow
Bras Droit Noir
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Meilleur ami: Salietti d'Estaglia

MessageSujet: Re: Fausse gentillesse   Lun 16 Mai - 12:15


|| Totalement absorbé par ma quête d'informations, je ne pris même pas la peine de récupérer mon arc et mon carquois rempli de flèches. Cela ne m'était pas égal, et pourtant, ils étaient sortis de ma tête. J'étais décidément bien un homme : incapable de faire deux choses en même temps dans les moments importants. Alors, je continuais de suivre discrètement le couple à l'apparence noble, jetant quelques coups d’œil indiscrets vers les différents étalages pour ne pas éveiller les soupçons. Mais leur conversation n'aboutissait pas vraiment. Hormis le fait que je connaissais désormais les différentes parties de la ville de Shiawase, je n'avais rien appris sur le Roi, ni sur l'armée de Shiro. Je m'arrêtais donc, les laissant déambuler sans une ombre perfide les collant. C'est à ce moment précis que je voulus caresser de ma main droite mon long arc... Et quelle ne fut pas ma surprise de ne rien sentir si ce n'est le contact de mon épaule ! Stupéfait, je tournais sur moi-même à la façon d'un chat voulant attraper sa queue, ce qui me valut quelques injures des passant qui faillirent entrer en collision avec mon corps. Gardant mon sang-froid, je me remémorais les quelques dernières minutes. Où avais-je bien pu laisse mon arme ? Quelques secondes suffirent pour que je puisse me souvenir de l'endroit exact où je l'avais laissée : devant l'échoppe de la vieille dame. Quelle plaie... Heureusement pour moi, l'arme n'était pas typique de Kuro, elle me venait d'une époque bien plus lointaine que celle datant de mon arrivée ici. Ainsi, je ne risquais en aucun de cas d'être repéré. Mais par mesure de précaution, et aussi parce que je tenais énormément à mon arc, je me devais de le récupérer. Marchant en sens inverse, je revins ainsi sur mes pas, sans pour autant m'agiter pour ne pas attirer l'attention. Arrivé à quelques mètres de l'échoppe, je distinguais la silhouette d'une jeune femme quitter l'établissement... Tenant mes effets personnels. Pas d'affolement. Ce n'était pas nécessairement un vol. Elle s'était peut-être dit que le propriétaire de l'arc était encore dans la boutique. Elle s'était mise en marche, allant dans ma direction. J'allais donc à sa rencontre, mais alors que nous fûmes tout proche, je m'arrêtais subitement, déstabilisé. De par cet arrêt brutal, la jeune femme me rentra dedans, ne me faisant pas tomber, mais m'obligeant à reculer. Mon capuchon rouge sur la tête, je masquais ainsi les petites gouttes de transpiration qui coulaient sur mon front suite à cette vision. Elle avait les cheveux bleus... Comme le sorcier. Il fallait que je me reprenne. Secouant la tête, je peinais à parler et balbutiais ainsi quelques mots. ||

- Heu... Je... Suis désolé... C'est... Heu... Mon arc...


|| Conscient du ridicule de la situation, j'arrivais enfin à me détendre. Pourquoi avais-je eu soudainement peur ? Après tout, ce n'est pas parce qu'elle a les mêmes cheveux que la personne qui m'avait condamné à errer ici qu'elle était la même personne. Je pouvais décidément paniquer pour rien... Mais l'on ne pouvait renier ses peurs les plus profondes qui naquirent de nos histoires formatrices.
Reprenant mes aises, je me mis à rire bêtement, tendant une main, signifiant que je voulais récupérer mon arme. J'en profitais pour examiner plus en détail la jeune femme qui se présentait à moi. Elle possédait un drôle de tatouage rouge sur la joue, et ses yeux dardaient sur moi un regard glacial. Cela me fit lâcher un petit sourire en coin, car moi-même mon regard bleuté n'évoquait bien souvent qu'une expression des plus froides. Quant au reste de son corps... Une vraie momie ! Elle avait des bandages partout. Peut-être était-ce une combattante ? Ou tout simplement une civile blessée ? Quoique, les modes changent et cela pouvait tout aussi bien être un effet de style. Mais les deux épées qu'elle portait aux hanches ne pouvaient signifier qu'une chose : elle savait combattre. Voilà quelqu'un qui devait connaître les armées de Shiro. Ce n'était donc pas une banale passante Une idée germa dans ma tête. Il était temps d'accélérer ma recherche d'informations. Et je voulais absolument paraître pour un être des plus serviables comme l'étaient les habitants de Shiro. A partir du moment où cela servait mes intérêts personnels, je pouvais faire tout et n'importe quoi, ou presque. J'avais repéré tout au long de mon inspection ces dernières semaines une immense place sur le Marché des Bois où se réunissaient et où certaines compagnies ou certaines personnes pour produire des spectacles ou encore pour épater la galerie. C'était peut-être le moment de jouer de ce que je savais. Dès qu'elle me rendit mes armes, je me détournais. ||

- Si tu es si intéressée par mon arc, je pourrai peut-être t'apprendre deux trois trucs. Et puis, tu m'as l'air d'être une bonne combattante.

|| N'attendant même pas une réponse, je disparus, me glissant dans la foule habilement. Je pris rapidement le chemin de la grande place en question, qui était toute proche. Une fois arrivé, je continuais de me faufiler à la façon d'un félin entre toutes les personnes présentes. Ma corpulence et ma taille me permettaient de passer assez facilement, et étant un voleur et un brigand né, je savais également comment m'y prendre. Enfin, j'étais au premier rang. J'espérais sincèrement que la jeune combattante m'avait suivi, mais si tel n'était pas le cas, j'avais désormais tout un public a amadouer. Devant tous les regards, y compris le miens, des cracheurs de flammes nous offraient un spectacle banal me rappelant ceux lors des festins des seigneurs d’antan. Qui aurait cru que derrière mon visage aussi juvénile – caché derrière un capuchon – se cachait un homme âgé de plusieurs centaines d'années.
J'attendis quelques minutes qu'ils finissent leur numéro. La chance me souriait, car ils avaient déjà presque fini alors que j'arrivais. Ils s'écartèrent de l'immense estrade de bois surélevé de deux mètres. Avec une rapidité fulgurante, je montais sur la grande scène. Des regards insistants se rivèrent sur moi, et de drôles de murmures pouvaient s'entendre dans l'assemblée. Je gardais mon calme, pas vraiment impressionné. Prenant une flèche de mon carquois, j'observais autour de moi, très rapidement. Je vis un clocher juste en face de moi, à une distance assez longue malgré tout. Je visais la corde retenant la cloche, et très rapidement, décochais. J'étais très certainement l'un des meilleurs archers qui puisse exister. Ma flèche se ficha en plein dans la corde, la sectionnant en deux. La cloche tomba sur son socle de pierre en un son grave et immense qui fit réagir la foule. Alors, quelqu'un cria « Et, l'archer ! ». Je cherchais d'où venait la voix, et quand je la vis, la personne en question lança une pomme en l'air. Avec une rapidité d'exécution incroyable, je décochais un nouveau projectile, en plein dans la pomme, la projetant dans un mur de bois. L'opération se reproduisit avec différentes personnes lançant différentes choses. Satisfait, je descendis du promontoire, espérant que certaines personnes viendraient m'accoster, pour me proposer un verre dans une taverne par exemple, ou tout ce qui pouvait m'offrir des informations. ||

_________________
"- Alors, vous pensez que personne ne peut éviter le destin ?
- Ce que je crois, c'est que chaque fois que nous prenons une décision, qu'elle soit bonne ou mauvaise, nous forgeons notre propre destinée. Certaines de ces décisions nous rapprocherons de nos objectifs, d'autres nous en éloigneront. Mais ce qui est vrai dans tous les cas, c'est que nous ne pouvons échapper à leurs conséquences."




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